Située sur un plateau au pied des Laurentides, à 29 kilomètres
du Vieux-Québec, la Garnison Valcartier occupe un territoire
d’environ 12 kilomètres sur 24.
La Garnison Valcartier est sans contredit l’une des garnisons les
mieux nanties au pays. On y trouve un secteur résidentiel de
752 logements, un centre commercial, un journal, deux écoles,
deux chapelles, un centre de ressources pour les familles des
militaires, un centre hospitalier, un centre communautaire, un
centre des sports et de nombreux clubs de loisirs qui font l’envie
de plusieurs. En outre, la garnison héberge le Centre de biathlon
Myriam-Bédard, l’un des meilleurs sites du genre en Amérique
du Nord.
La région périphérique de Valcartier est, sans conteste, le para -
dis du plein air : motoneige, ski de randonnée, promenade en
traîneaux à chiens, équitation, canot, chasse et pêche, plage,
randonnée pédestre, vélo de montagne, vélo de randonnée;
toutes des activités qui peuvent se pratiquer à proximité. Faites
votre choix, une multitude de possibilités s’offrent à vous que ce
soit pour garder la forme ou pour le plaisir.
Quelques chiffres
La Garnison Valcartier constitue une communauté à elle seule.
Nombreuse et diversifiée, sa population est composée de plus
de 6000 militaires.
- La Garnison Valcartier regroupe un peu plus de 1500 civils,employés permanents et temporaires de la Fonction publique fédérale incluant les employés des Fonds non publics.
- Pendant l’été, en raison de l’entraînement de la Réserve et des cadets, 1800 personnes en poste au Camp Vimy et plus de 3000 inscrites au Centre d’instruction d’été des cadets viennent grossir les rangs de la population déjà sur place.
- Relevant de la responsabilité du service des Champs de tir et des secteurs d’entraînement, 29 secteurs sont disponibles pour l’entraînement collectif et individuel des troupes. Leur superficie totale permet d’effectuer du tir réel du niveau des grandes unités.
- Chaque année, la Garnison Valcartier verse plus de 23 millions de dollars à divers fournisseurs.
- Les salaires bruts des employés militaires et civils s’élèvent en moyenne à 340 millions de dollars.
- La valeur totale des bâtiments et diverses infrastructures de la garnison et de son secteur de responsabilité représente environ un milliard de dollars.
- Le budget de fonctionnement et d’entretien de la Garnison
Valcartier, pour la région de Québec, est de 26 millions de dollars.
Au coeur de l’histoire militaire canadienne
L’histoire de la Garnison Valcartier remonte aux débuts de la
colonisation de la Nouvelle-France. De 1647 à 1800, le territoire
occupé aujourd’hui par la garnison faisait partie de la seigneurie
de Saint-Gabriel, un domaine privé qui appartenait au départ à
Robert Giffard, puis aux Jésuites. Le 16 mars 1800, la seigneurie
de Saint-Gabriel passe à la Couronne. Les travaux de colonisation cessent alors et le territoire retourne à son état sauvage jusqu’en 1816, où on y fonde les villages de Saint-Gabriel-Est et de Saint-Gabriel-Ouest, majoritairement peuplés d’anciens militaires.
Les grands chantiers maritimes étaient à cette époque nombreux à Québec et la coupe du bois dans la région de la Gar ni -son Valcartier était une activité économique populaire. En fait, on raconte que le bois de Valcartier seulement a servi à construire plus de cent navires durant les années 1863 à 1865.
En 1914, le camp de rassemblement de Valcartier voit le jour en
vue d’assurer l’entraînement des Forces expéditionnaires canadiennes.
Un immense champ de tir, long de six kilomètres et comptant 1500 cibles, est construit en un temps record du 8 au
22 août. En l’espace de quelques semaines, la population militaire atteint 33 000 hommes qui vivent sous la tente. Après la
Première Guerre mondiale, en 1918, le camp ferme ses portes
et il faut attendre 1930 avant qu’on les rouvre pour assurer
l’entraînement du Royal 22e Régiment et de quelques unités
de Réserve.
Ainsi, au début des années 30, les premiers abris permanents
sont édifiés à Valcartier grâce à un programme de création
d’emplois mis sur pied pour enrayer la dépression économique.
Des centaines de jeunes travailleurs, payés vingt sous par
jour, défrichent plusieurs acres de terrain, réparent des routes
et construisent des casernes. Encore aujourd’hui, les quelques
bâtiments de béton qui datent de cette époque portent le
surnom de «Vingt cents», prononcé «vingt cennes», en mémoire
de ces temps difficiles.
En 1939, le Camp Valcartier devient un centre important d’acti -
vi tés militaires. Il est vite évident que le camp doit fonctionner
douze mois par année et que d’autres logements sont nécese centres ou locaux d’entraînement, etc. Par la suite, presque toutes les casernes de bois construites en 1939 sont utilisées par les troupes qui doivent se rendre en Corée et en Allemagne. L’importance du Camp Valcartier se confirme rapidement et les autorités décident d’en faire un camp permanent en 1952. La construction des nouveaux bâtiments débute en 1953 pour se terminer en 1957.
En 1965, à la suite d’une étude détaillée des besoins, on décide
d’augmenter la superficie du secteur d’entraînement de la garnison en expropriant le territoire situé au nord de la rivière
Jacques-Cartier. La superficie de la garnison passe ainsi de 50 à
200 kilomètres carrés. En 1968, le gouvernement approuve un
projet global de construction visant à fournir des logements au
5e Groupement de combat nouvellement formé.
C’est en 1973 que le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada et
la Base des Forces canadiennes (BFC) Valcartier prennent un
nouvel essor grâce à l’ajout de nombreux bâtiments destinés à
accueillir un nombre croissant de militaires et grâce au regroupement sous un même commandement de toutes les fonctions administratives, logistiques et opérationnelles.
Avec la fin de la guerre froide, le rapatriement de l’équipement
majeur d’Europe et l’augmentation des effectifs, conformément
à la nouvelle politique de défense contenue dans le Livre blanc
de 1994, la BFC Valcartier doit entreprendre plusieurs projets
d’amélioration de ses infrastructures. De nouvelles transformations
surviennent en raison des nombreuses restrictions budgétaires
et de la nécessité d’harmoniser les normes de service dans l’ensemble du Secteur du Québec de la Force terrestre. On
assiste alors à la séparation de la base et de la brigade, de mêmequ’à la mise sur pied du 5e Groupe de soutien de secteur, dont la Garnison Valcartier fait partie.
Source:Guide de la communauté militaire , région Québec 2011-2012
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